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Cameroun Dialogues !

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dimanche 22 juillet 2007

Elections à Douala

Le Cameroun vit en ce moment le double scrutin (législation et municipal), tout citoyen est amené à voter, mais alors ce matin au bureau de vote du lycée JOSS coup de théâtre les représentants des certains partis d'oppositions critiquent les listes des inscrits ; ils prétendent que ces liste ont été falsifiées, allant jusqu'à troubler le déroulement du vote. après plusieurs explication, le préfet et le gouverneur du Wouri ont pu démontré par un procès-verbal que la commission avait remis à chaque représentants des partis politiques en listes que tout se passait bien qu'il n'avait aucune fraude. Espérons que le déroulement de ces élections ne seront pas troublées par autres histoires tordues. le peuple Cameroun ne souhaite qu'une chose; les vrais projets pour le Cameroun et le citoyen Camerounais.


Elle disparaît après son echec au probatoire

Au quartier Tsinga, la famille de Laurelle veut croire à une fugue passagère. Jean Baptiste Ketchateng Au petit matin d’hier, Lydie Kuindja, mère d’une famille de Tsinga à Yaoundé, vadrouillait dans les ruelles de ce quartier, parlant à elle-même. Attirant l’attention de ses voisins, elle expliquait à toute oreille présente alentour que sa fille adoptive, Laurelle W., 20 ans, élève de 1ère au lycée de la Cité-Verte , a disparu sans crier gare depuis mercredi dernier de la demeure familiale. "En mi-journée, elle est partie consulter les résultats du probatoire. Elle a raté son examen. Sur le chemin du retour, elle a expliqué à ses sœurs et amies avec qui elle était sortie de la maison qu’elle voulait être seule. Comme elle traînait le pas, les autres se sont décidées à l’abandonner et sont rentrées. Depuis lors, on n’a pas de nouvelles d’elle. On l’a cherchée partout et nul ne sait où elle se trouve", raconte Mme Kuindja.

Le tour des connaissances familiales et amicales de Laurelle n’y a en effet rien changé. Bijou, comme l’appellent familièrement les siens, est introuvable. A défaut de pistes pour la retrouver, les commentaires de ses proches vont bon train. Pour la maîtresse de maison, il est clair que c’est l’imprudence et l’inconscience des sœurs de la fugueuse supposée qui est à l’origine de cette disparition: "Elles auraient dû refuser de la laisser seule sachant qu’elle était fragile à cet instant".Pour les frères et sœurs de Laurelle par contre, "elle avait prémédité son acte". "Comme elle est confuse et honteuse, elle a préféré partir et éviter les reproches des parents, des voisins et le regard de ceux qui ont réussi. Je comprends son geste, mais elle devait au moins avertir quelqu’un pour qu’on ne meurt pas d’inquiétude", explique un de ses amis. Pour ce dernier en effet, le renvoi de Laurelle du lycée ne pouvait pas s’ajouter à un deuxième échec à l’examen probatoire, "sans conséquences sur son moral".

Dans l’un et l’autre cas pourtant, on est plein d’espoir que "Bijou va rentrer à la maison". Cependant, hier en fin d’après-midi, l’élève perdue de vue n’était toujours pas revenue au logis familial. Interrompant des vacances rieuses et ludiques qu’il passait jusqu’alors, l’aîné de la famille a entrepris une énième battue chez les relations de la famille qui n’avaient pas reçu sa visite la veille. "Comme elle ne se trouve pas à Douala où vit une partie de la famille, j’imagine qu’elle est chez quelque ami capable de garder secret sa présence dans une maison. J’ai d’ailleurs fait le tour des principaux hôpitaux et commissariats, mais je n’ai pas retrouvé son nom parmi les accidentés ou les personnes interpellées. Si elle passe encore cette nuit en dehors de la maison, je ferai un communiqué radiodiffusé pour lui demander de revenir sans crainte", explique-t-il.


Elections 2007: La campagna drague dans les bas-fonds

Pauvreté, corruption et nombre de questions sociales constituaient la thématique principale des candidats aux législatives et municipales. Jean Baptiste Ketchateng Paul Biya y est nommé six fois. La profession de foi des candidats du Rdpc aux élections législatives et municipales de dimanche 22 juillet prochain souligne à grands traits la nécessité de donner au président de la République le moyen de faire du Cameroun "un pays émergent". Ce moyen, c’est une majorité parlementaire nette. Pour autant, "faciliter la tâche" à Paul Biya n’est pas le seul argument du Rdpc qui promeut "une démocratie d’intégration nationale, de progrès social et économique". En somme, c’est à la politique des grandes ambitions qui était le leitmotiv de la campagne du candidat Biya lors de la présidentielle d’octobre 2004 que le Rdpc a eu recours durant ces deux dernières semaines. En quelques mots dont la compréhension est simple, le parti met le social au cœur de sa campagne : lutte contre la corruption, modernisation de l’économie camerounaise, création d’emplois… Parfois, l’engagement social des candidats du parti au pouvoir est plus diffus. Ainsi lorsqu’ils promettent de "garantir de la prise en compte des besoins des Camerounais, notamment en matière d’infrastructures de communication, d’accès à la santé et à l’éducation, d’éradication de la pauvreté, de lutter contre le Sida et les grandes endémies, en vue de la satisfaction de l’intérêt général".

Comme s’ils s’étaient passés le mot, l’allié du Rdpc, l’Upc, parle lui aussi de morale, d’économie et de social. Mais ici, l’idée de justice sociale se matérialise dans une vision totalement opposée. Relevant le contenu de la profession de foi de ses camarades, Anselme Lissuck, candidat aux législatives dans le Mfoundi, parle ainsi de remplacer "le libéralisme pur et dur qui a créé deux mondes au Cameroun, une poignée de riches qui méprise et nargue la population appauvrie", par une juste répartition des biens et richesses du Cameroun. "Nous demandons la revalorisation des salaires dans les secteurs public et privé, pour ce faire, il est important de réactiver le contrôle de la gestion des finances publiques afin d’éviter les pillages et les détournements", explique encore Anselme Lissuck. Mais dans l’opposition, on estime que de tels engagements politiques valent moins que le papier sur lequel on les imprime. Dans l’éditorial d’un nouveau journal qui porte le nom de son parti, l’Alliance des forces progressistes (Afp), la tête de liste aux municipales à Yaoundé II Emmanuel Nguenang souligne en effet que le contexte politique camerounais est troublé par des décennies de démagogie et de refus de la démocratie. Rayé Tout en indexant le pouvoir et l’opposition (ce parti est animé par des dissidents du Sdf), la profession de foi locale des candidats de l’Afp pose une question : "Depuis que nous choisissons nos élus, y a-t-il eu une amélioration de notre situation, celle de notre quartier, de notre arrondissement de Yaoundé II et même de notre pays ?" Et l’Afp de promettre, une fois sa liste élue, de promouvoir des Pme, réduire voire supprimer les taxes onéreuses et inutiles, construire des marchés, des centres de santé, créer un centre social pour les orphelins et enfants de la rue, etc. Les 28 engagements de l’Afp embrassent des domaines variés comme la culture et le sport. A l’image de la profession de foi du Manidem subdivisée en cinq centres d’intérêt.

Au sujet du régime politique qui gouvernerait la cité, ce parti suggère une démocratie citoyenne "Une loi de démocratie citoyenne devra être votée pour obliger les exécutifs municipaux et régionaux, les directions d’entreprises publiques et parapubliques, celles des établissements scolaires et sanitaires publics à associer des représentants des travailleurs et de la société civile à leur mangement en vue de renforcer le contrôle démocratique de la gestion de la chose publique", lit-on dans la déclaration du Manidem. "Alors que toutes les autres formations (celles qui comptent, tout au moins), sont à la traîne du Rdpc, que ce soit sur le plan de la thématique, que sur celle de la stratégie et de la tactique électorales, le Manidem ose faire la différence", estime Banda Kani, le secrétaire administratif de ce parti de l’opposition. Mais en quoi cet "héritier d’Um Nyobè et Ernest Ouandié" serait-il différent de l’opposant Adamou Ndam Njoya, patron de l’Udc et député à l’Assemblée nationale depuis 10 ans ? Ce dernier propose la "mobilisation républicaine" pour lutter contre la pauvreté et la corruption générées par l’absence de démocratie.

Peut-être en ce que, au contraire du Manidem, il ne suggère pas la manière forte pour imposer le respect de la loi au Rdpc. "Le Manidem est monté seul au créneau, en enlevant les banderoles illégales du Rdpc à Douala. Les autres partis ne voulant pas écorner leur respectabilité en rentrant dans la confrontation. Nous disons qu’il est temps que les Camerounais entrent leur voix dans le jeu et fassent absolument entendre parce que tout dépend d’eux pour que la politique ne soit plus faite de vaines paroles", se vante Banda Kani. Une position qui n’ébranle pas les certitudes de certains militants du Rdpc sûrs de la qualité de leur propagande que les opposants considèrent comme un disque rayé. Le ministre de l’Industrie, Charles Sale, s’interrogeait ainsi dans un meeting en début de semaine à la Crtv : pourquoi courir des risques en écoutant les promesses mirifiques des autres candidats ? "Paul Biya est la pirogue qu’il nous faut pour atteindre la rive du développement, donnez-lui la pagaie…", expliquait cette personnalité du parti au pouvoir. Au soir du 22 juillet, si l’on s’en tient seulement aux programmes, quel que soit le gagnant, le Cameroun ne commencera-t-il pas à se transformer en pays de cocagne ?

	

vendredi 13 juillet 2007

Achille Emana : Je ne jouerai plus pour le Cameroun

Achille Emana a tranché : il ne jouera plus pour la sélection camerounaise. « Je suis fatigué qu'on me prenne pour un con. Qu'ils aillent se faire voir… », lâche-t-il, désabusé. Depuis février 2003 et ses débuts internationaux, face à la Côte d'Ivoire, le Toulousain a toujours été discuté, au sein des Lions Indomptables. Il n'a jamais su acquérir ce statut d'indiscutable qui lui revient aujourd'hui au TFC. « On m'appelle dans la liste pour m'en enlever au dernier moment ; on me sélectionne pour me mettre dans les gradins, dit-il. C'est à chaque fois pareil. C'est fini tout ça. La sélection, je n'y vais plus. » En juin, il avait consenti à du « rab », pour jouer avec le Cameroun deux rencontres éliminatoires pour la coupe du monde. « Là non plus, je n'ai pas joué… Vous trouvez que c'est normal de m'appeler pour m'écarter de l'équipe, à chaque fois ? »

Ses deux semaines de vacances lui ont paru courtes. Il ne s'est pourtant pas éloigné de l'Afrique. Bénin, Gabon, Burkina Faso… Il a apporté des fournitures aux orphelins d'Afrique, via une association dont il est le parrain. « J'ai même fait construire une maison pour eux là-bas », lâche-t-il. L'Afrique, oui, la sélection, non… « Maintenant, ça ne me fait plus rien de la refuser. Vu tout ce qui s'est passé, ce que j'ai pu vivre avec cette équipe. » Et si les hommes en place venaient à changer ? « Ça ne modifiera pas ma décision, révèle le joueur. C'est le système qui ne fonctionne pas. Il faut sélectionner quatre ou cinq musulmans, quatre ou cinq ceci, quatre ou cinq cela… Pour moi, c'est terminé. Et en ce moment, le TFC m'apporte énormément plus qu'eux. » IL N'IRA PAS À LA CAN

Le groupe toulousain, qu'Achille Emana a retrouvé hier après ses deux semaines de congés, pourra donc compter toute la saison sur son Camerounais. Même pendant la CAN (Coupe d'Afrique des nations), donc, qui aurait « enlevé » le milieu de terrain pendant un bon mois, en janvier et février. « Moins on aura de joueurs à la CAN, mieux ce sera », a simplement commenté Élie Baup, hier. Agé de 25 ans, Achille Emana sera donc à plein-temps à Toulouse. Avec, en point de mire, le tour préliminaire de la Ligue des Champions, « une sorte de demi-finale », dans la deuxième quinzaine d'août. Achille Emana saura alors quelle place il occupera dans le 11 d'Élie Baup, qui aura subi d'ici la reprise du championnat quelques modifications par rapport à la saison dernière. « Milieu offensif, milieu défensif, ça me va, dit-il. En revanche, milieu droit, comme j'ai pu le faire à une époque, non. Je ne me sens pas bien à ce poste-là. Pour jouer quelque part, il faut s'y sentir à l'aise. Et là, ce n'est pas le cas. Mais ce n'est pas moi qui décide. » Pour la sélection, en revanche, il a déjà décidé.


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